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16 octobre 2008
Voyages PAEC

Escapades sur l’Espadon 2008

Par Sylvain, Jean-Marc, et Daniel

Et voilà les PAEC repartis. Ils devaient être 10 mais se sont finalement retrouvés à 9, suite à un désistement de dernière minute.

Départ de Paris pour certains, de la Provence pour d’autres, mais le même terminus pour tous : la gare de Toulon, le samedi matin 6 septembre 2008, à 0H18 svp. !! Le voyage s’est poursuivi en voiture jusqu’au port de Cavalaire où, vers 1H15 nous montions à bord de l’ESPADON, accueillis par son propriétaire et skipper Philippe, son épouse Sylvie et Olivier, le « mousse ».

Réveil vers 08H00, direction : notre première épave, le RUBIS, sous-marin coulé « à la belle » par la marine française, pour la bonne cause. Il s’agit d’une vieille carcasse sympathique, debout le nez dans le courant, aux tôles de plus en plus écrasées, mais laissant apparaître une superbe machinerie, entourée de sa horde de sars, mérous et congres.

Cette première épave émouvante fut aussi l’occasion de se souvenir d’une règle élémentaire de plongée, dont l’expérience nous rappelle à grande vitesse qu’elle est indispensable au bon déroulement de tout un séjour de « vacances-plongées » : contrôler le poids (élevé) de sa bouteille de plongée. Aucune info donnée en ce sens et je n’avais pas eu la présence d’esprit de le demander, alors même qu’en la soulevant pour la première fois, je fus surpris.

J’avais pris le même nombre de plombs que d’habitude, alors même que je plonge avec une 15 litres nettement plus légère. Ce qui devait arriver, arriva : sautant allègrement du bateau, me voilà « coulé » comme une masse. Je me retrouve alors au fond avant d’avoir pu réaliser que mon inflateur était également bloqué... Cela promettait pour la remontée ! Cependant, la plongée fut fantastique et la remontée épique !

J’avais le choix entre larguer ma ceinture de plombs ou me hisser le long de la corde de balise d’un bateau de plongée encré sur les lieux. J’ai opté pour la seconde solution, sportive certes, mais ayant « sauvé » ma ceinture. Je suis sorti avec des biscottos en fonte. Je ne fus malheureusement pas le seul à faire les frais d’un matériel pas tout-à-fait au point.

Réparations faites, et après un déjeuner sympa, nous avons effectué notre seconde plongée du jour sur la POINTE DU VAISSEAU , lieu-dit situé près de l’île de Port-Cros , où nous avons eu la surprise d’une visite attendrissante de plusieurs mérous en quête d’une petite gourmandise !

Le lendemain nous avons plongé sur l’épave mythique du DONATOR ; il s’agit probablement de la plus belle ou d’une des plus belles épaves de la côte méditerranéenne française.
La seconde plongée fut effectuée sur l’île de la GABINIERE , toujours plus poissonneuse, et surtout avec son banc de barracudas de plus en plus impressionnants par leur taille .
Le troisième jour fut consacré aux épaves du TOGO et de l’ESPINGOLE. Quel régal pour les yeux.

Et tout cela dans une chaude ambiance de camaraderie, avec une escale de nuit dans le port de Port Cros, des apéritifs indispensables vu les circonstances, des repas sélectionnés, bref de quoi nous rendre heureux de s’être retrouvés ensemble pour partager ces belles plongées et ces beaux moments.

Vivement les prochaines !

Jean-Marc B & Sylvain T


Une croisière de 3 jours dense en amitié, rires, convivialité et plongées superbes avec un bateau bien équipé et sécurisé. L’ambiance résulte de chaque participant, mais aussi du capitaine, Philippe, faisant preuve dès les premiers instants de qualité d’écoute et ouverture d’esprit. Dès la première plongée, ll s’est empressé de fixer à la proue de notre embarcation un « rainbow-flag » que Jean-Marc avait laissé sur le pont. L’ambiance fut à l’instar de cet événement, joutes d’humour tant aux repas que sur le pont, apéros conviviaux et chaleureux. Le respect et l’attention ont fait que tout instant fut harmonieux. Bravo et merci pour le capitaine, sa copine Sylvie, et chacun des participants.

L’aventure commença dès l’embarquement par une pêche au sac de plongée tombé du bateau lors de l’embarquement. Archimède veillait ; le sac ne coula pas et Philippe le récupéra grâce à son habileté dans le maniement de la gaffe.

Le premier jour, les plongées furent orientées par une météo moyenne, incitant à se diriger vers la réserve nationale de Port-Cros, sur le RUBIS, sous-marin mouilleur de mines coulé en 1958 pour services rendus pendant la guerre 1939-45, échappant ainsi à sa destruction. Il fut mis à l’honneur lors des célébrations de l’anniversaire du débarquement en Provence. Cette très belle épave se trouve à 40 m de profondeur, au large de cap Camarat (entre Cavalaire et Saint Tropez).

Puis cap sur Port-Cros. Nous rencontrâmes alors un banc de dauphins qui nous suivirent pendant quelques minutes en faisant de nombreuses cabrioles et en répondant à nos appels. Nous rencontrâmes alors un banc de dauphins qui nous suivirent pendant quelques minutes en faisant de nombreuses cabrioles et en répondant à nos appels.

L’après-midi, à cause de la météo, nous plongeâmes sur le site de La GABINIERE. Les mérous nombreux et peu farouches s’approchaient permettant à nos reporters photos et vidéos de satisfaire leur passion.

La 2ème nuit se passa au calme dans le port de Port-Cros avec un grand besoin d’une bonne nuit de sommeil.

Lendemain matin : visite du Donator (ou Prosper Schiaffino), cargo coulé en Novembre 1945 sur une mine d’où la destruction de la proue. Ce cargo faisant route vers Marseille venait d’Afrique du Nord fut obligé de se protéger vers Porquerolles. Il sauta sur une mine ennemie demeurée en place. Très belle épave couverte de gorgones en profusion et d’éponges, nombreux bancs de sars et quelques dorades royales. Puis à nouveau la Gabinière par une plongée dérivante de la calanque aux loups à la calanque sombre avec mérous, bancs de Barracudas, sars, dorades royales et murènes.

Retour sur le port de Cavalaire pour la dernière nuit. Eole se levant tardivement, nous décidons de le devancer et de se lever tôt. Ainsi, le dernier jour, nous avons pu descendre sur le TOGO (prof 60 m) dans de bonnes conditions. Ce cargo de la marine marchande situé dans la rade de Cavalaire a été détruit par une mine d’un sous-marin autrichien en 1918. Cette épave est un véritable palais de gorgones, énormes, rouges grenat, oranges.

La dernière plongée fût pour l’Espingole, contre-torpilleur échoué en 1903 sur la roche 2 ans après sa mise à flot, en rade de Cavalaire. Il ne reste que son squelette métallique faisant surnommer cette épave « l’arête » par son aspect d’une arête de poisson (après que ce dernier soit délicatement dégusté par un chat).

Au terme de ce WE, je ressens encore beaucoup de plaisir dans le souvenir de ces trois jours sur l’Espadon, et suis demandeur d’une future expérience de ce type.

Daniel D.

Voir en ligne : PAEC organisait une croisière Méditerranée en septembre 2008