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2 juin 2008
Association PAEC

Le plongeur, sa bouteille, ses vertèbres

24 vertèbres, 6 articulations par vertèbre, ce qui nous fait 144 surfaces articulaires, 2 lordoses, une cyphose et 25 disques intervertébraux. Au total ; 196 sources de désagrément pour n’importe quel homo-erectus manipulant régulièrement un gros cylindre d’acier de 20kg. Un plongeur qui prétend n’avoir jamais souffert de la colonne vertébrale est soit un menteur, soit un débutant soit l’exception qui confirme la règle. De fait, notre activité cumule un certain nombre de bonnes raisons pour faire de nous des victimes du mal du siècle. Je vous propose d’aborder les principes de fonctionnement du rachis afin de mettre en évidence les origines possibles de nos différents « maux de dos ». Quelques conseils qui vous aideront à sauvegarder vos vertèbres. Vous appliquez probablement déjà ces recommandations, cela va sans dire, mais ça ira tout de même mieux en le disant…

COMMENT FAIRE ? Il est indispensable de respecter les deux préceptes suivants :
- Modifier le moins possible les courbures physiologiques de précontrainte.
- Tenir la charge le plus près possible du corps afin de réduire les phénomènes de levier et de symétriser les contraintes

BON ALORS CONCRÈTEMENT ? Le problème est simple !

Notre bouteille de plongée est lourde, encombrante et incontournable. Ses concepteurs ont probablement eu autre chose à faire durant ces soixante dernières années que d’améliorer sa forme et ses accessoires, dans un sens qui aurait facilité la préhension et le transport, Il faut donc faire avec. Monter une poignée sur un bloc est un acte d’une grande sagesse, dans le cas où sa mesquinerie aurait poussé le vendeur à en faire l’économie.

Ce superbe jeune homme nous fait une démonstration de soulèvement à une main. La posture est asymétrique, la charge éloignée du centre de gravité du porteur :

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C’est la plus mauvaise méthode.

Il ne faut y recourir que sur de très courtes distances (moins de 10m),
Zones corporelles mises en danger : Coude, épaule, rachis cervical, rachis dorsal, rachis lombaire, bassin.

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Là, c’est un peu mieux.

La répartition des charges est symétrique dans le plan frontal, mais trop déportée vers l’avant et vers le bas. Les muscles dorsaux et lombaires travaillent énormément pour éviter la chute en avant. De plus, s’il doit se déplacer, ses genoux heurteront la bouteille. Cette prise peut être utilisée sur une dizaine de mètres.

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Ah là mon p’tit gars, ça commence à être propre !

La prise est symétrique et la charge est proche du centre de gravité du porteur. Les mains et les épaules sont soumises à rude épreuve, mais s’il se tient bien droit, la colonne ne risque pas grand chose. La distance parcourue de cette manière dépend du temps que peuvent tenir ses doigts. Dis, Monsieur le fabriquant de cul de bouteille, quand est ce que tu nous y mets une poignée à tes culs de bouteilles ?

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Eh ben nous y voilà :

Le rachis est dans la meilleure position possible pour supporter la charge.
Celle-ci est bien répartie, sans créer de déséquilibre, Les membres supérieurs ne sont quasiment pas sollicités. Seul souci, le contact entre l’épaule portante et la bouteille peut être douloureux. Un linge plié peu résoudre le problème. Aller, tu vas me déposer ça au gonflage, de l’autre côté du parking !

Un bloc équipé se porte bien évidemment sur le dos. Puisqu’on apprend aux débutants qu’une stab est un genre de sac à dos, autant en profiter.
Une dernière chose : n’oubliez pas pour soulever le bloc de plier les jambes et de garder le dos droit.

BONNES PLONGEES À TOUS !

http://www.ffessm-regnord.com/activ...

Reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Voir en ligne : Le document complet sur le site de la FFESSM comité régional Nord pas-de-Calais