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26 mai 2008
Voyages PAEC

Bélize

Par Michel M.

Partir plonger après une longue période
d’inactivité, et avant un nouveau job, tel était
mon but en ce début de février. Quitter la
grisaille de l’hiver parisien, et retrouver chaleur,
palmiers et exotisme. Jeff me suggéra Bélize,
l’adresse d’un club, quelques mails et soirées
sur le net firent le reste.

Long voyage pour une semaine dans les
Caraïbes, vol avec transit d’une nuit à Houston – pas fun – mais à l’arrivée, elles étaient là, la
chaleur et moiteur à Belize City. Le temps de
dégoter un vol de 45mn sur Maya Air à bord
d’un Cessna Caravan vers Placencia, côte sud
est : magnifique virée au dessus des
mangroves où le soleil se reflète dans l’eau des
lagunes qui serpentent entre les îlots de
verdure. Finalement, ce voyage commence
bien, l’exotisme est au rendez-vous, et le
modernisme a oublié ce coin de terre.
Le minibus nous arrête en centre-ville, on doit
continuer à pied, dans des ruelles étroites entre
les maisons en bois sur pilotis, sur des allées
en béton qui s’étirent dans le sable. Notre
cabane, face à la plage, orange et bleue, est
bordée de bougainvillées roses. Le temps de
déposer les bagages, on part en ballade le long
de la plage au coucher de soleil.

Rendez-vous avec nos dive-masters pour le
lendemain. Cédant à la fatigue des 7 heures de
décalage horaire, nous dégustons à la hâte un
plat de crevettes au lait de coco.

9h : derniers réglages de nos blocs avant les
nouvelles aventures sous-marines, le navire
tardant, on se met à rêver de mantas et
requins-baleines...

10h, le bateau accoste
enfin, avec déjà quelques américains bien en
chair, qui laissent le soin à nos moniteurs
basanés magnifiques de charger leur matériel.

Départ, la barrière de corail est à 1h de
navigation, on croise un groupe de dauphins qui
jouent et nous régalent pendant quelques
minutes.

Dépassant des îles de sable blanc aux
eaux turquoise, nous débarquons sur une île le
groupe de snorkelers qui étaient à bord. On
repart, s’équipe, s’admire un peu – la combi est
flatteuse pour la silhouette et tellement sexy –
on attend, excité... On mouille (l’ancre) et on
bascule en arrière. Dans les canyons, on croise
tortues, grands barracudas, anges empereurs.
Pas de plongées autonomes, trop de plongeurs
dans la palanquée. En s’éloignant un peu du
groupe, on glisse un peu plus, regardant
l’ordinateur, flirtant avec la limite du pallier.
Débusquant d’énormes langoustes, tout en
scrutant le grand bleu, à la recherche de
l’improbable géant qui nous donnera le frisson,
nous revenons ensuite sur l’île où sont restés
les snorkelers. Entre 2 plongées, nous jouons
les Robinson sur une île déserte - une paillote,
cocotiers - dégustons cuisse de poulet et
assiette de riz coco. Le calme et la beauté nous
fascinent. Plongeant avec le masque, on repart
pour la 2ème plongée, où nous croisons une
raie, un diodon et un baliste.

L’après-midi, on se remémore les rencontres du
jour, puis au choix on enfourche les bicyclettes
pour se lancer à la découverte des chemins au
milieu de la mangrove ou on s’installe sur un
banc ou un hamac pour déguster les
délicieuses glaces d’un émigrant franco-italien
résidant sur place.

Je retiendrai surtout le calme et la beauté des
îles paradisiaques qui nous servirent d’escales
aux plongées exotiques et uniques. Hélas, pas
de requin-baleine, ni de mantas.
Bélize reste une belle destination, encore
sauvage, dépaysante et peu développée pour
le moment.

Michel M. 

Voir en ligne : Un extrait du journal trimestriel n°13