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27 juillet 2003
Voyages PAEC

Thaïlande 2003

par Rémi

Tout a commencé à Londres en 95 : séjournant près de Queensway, j’ai pris mes habitudes
dans un Thaï, qui offrait un accueil et une cuisine qui sortaient du lot dans ce quartier de
restaurants. De là l’idée de vacances en Thaïlande l’été suivant. Je vous passe les
commentaires touristiques, il existe de bons guides ! Le pays m’a séduit, à part Phuket au
mois d’août, en pleine mousson. En ce qui concerne la plongée, j’y ai fait mon baptême (à
Ko Samui, au milieux de coraux et de vie fixée dont je me souviens encore), début d’une
passion.

C’est pourquoi, en sortie 2003, j’ai proposé la Thaïlande, qui a entre autres vertus celle d’une
grande tolérance aux occidentaux et aux homos, ce qui était important en cette période
belliqueuse.

Antoine, un de nos globe-trotters, revenait d’un séjour à Krabbi avec une excellente
expérience de croisière plongée. Pour profiter du séjour et découvrir le pays, le programme a
été ouvert, avec des séjours variés en complément d’une croisière de 4 jours. Sur 7
participants, il y a eu 5 programmes différents, heureusement bien gérés par notre voyagiste,
Fun&Fly.

Nous étions 5 à partir ensemble de Paris. Tuyau pour ceux qui font escale à Kuala Lumpur :
visitez le terminal C, pour son architecture, mais n’escomptez pas des affaires dans les
boutiques : il y a les mêmes à Paris aux mêmes prix. Par contre, pour passer 4 heures
d’escale, vous pouvez opter pour l’espace sauna-internet, qui permet de commencer à
résorber le décalage horaire.

Arrivés en début d’après-midi à Phuket, une fois trouvé le chauffeur du transfert pour l’hôtel,
nous voilà enfin sortis des aéroports. Dès le premier carrefour, rupture avec nos repères
occidentaux : la vie locale est massée le long des routes, dans un désordre auquel on ne
s’habitue pas de sitôt. La circulation est carrément dangereuse, surtout pour les deux roues.
Nos bungalows sont en bord de mer, mais ici il y a des marées et la « plage » de l’hôtel est
dans le fond d’une baie envasée. Avantage de cet inconvénient : un calme que nous
découvrirons être exceptionnel pour l’île. La piscine et le restaurant sont les grands points
d’attrait et satisfont nos envies pour la journée.

Pour tirer le plus grand parti de la croisière, nous souhaitons des plongées de réadaptation
les journées précédentes.

Nous voici donc sur l’épave du King Cruiser. On suit les indications de l’accompagnateur, le
très décoratif Laurent, et on arrive à la poupe de l’épave. On s’engage dans la cale, mais
rapidement elle devient beaucoup plus sombre qu’annoncé. La visi n’est pas top, on se dit
d’on va bientôt voir la lumière des fenêtres. On se tient par la main dans le noir car tout le
monde n’a pas de lumière, et au bout d’un bon moment, on ressort de l’autre coté ! En fait de
cale, nous sommes passés entre les deux coques du catamaran. Au moins, on n’a pas été
gênés par les autres plongeurs ! Un petit tour dans les superstructures, de jolies photos de
rascasses, bancs de lutjians et plongeurs (beaux effets de lumière avec les bulles et les
ombres), et on remonte.

Deuxième plongée sur Shark Point. C’est pas très original comme nom et, comme d’hab,
pas la queue d’un requin : avec le nombre de plongeurs ça se comprend. Par contre des
parterres d’anémones, des impressionnantes éponges barriques, des oursins diadème
magnifiques et, paraît-il, un hippocampe derrière la caméra d’un vidéaste qui n’a pas
l’intention de bouger. Site magnifique, un peu de courant, on commence à comprendre que
les photographes n’ont pas la même notion du temps que les autres... Au retour, je
s’aperçois que je n’avais pas tout compris en achetant notre sortie : il y a une troisième
plongée à l’île aux fleurs. Bon, ben puisqu’on y est, on s’en fait une petite dernière, tout le
monde est à l’ordi... Dérivante autour d’une île karstique (si, si , vous savez, ces îlots qui
tombe à pic dans la flotte), avec comme clou des ghost pipe-fishs, sorte d’hippocampes
mimétiques d’un rameau de gorgone (et cachés dedans, comme de bien entendu).
Puisqu’on est réadaptés, autant en profiter avec une deuxième sortie à la journée. Nous voici
près de Ko Phi Phi. Objectif : faire le tour d’un îlot karstique. Mais c’est pas l’heure, trop de
courant. Surprise, Yves, mon coéquipier, me fait signe qu’il a froid (l’eau est quand même à
29°C, il a une 5 mm et on vient de tester le courant en palmant). Eh bien oui, quand on a de
la fièvre, on peu avoir froid dans ces conditions ! Au cours de la deuxième plongée, banc de
platax, alcyonaires roses, superbe lumière. Il y a une troisième plongée pour les fanas : la
même que la veille mais au crépuscule.

Le soir même (je vous passe les détails des transferts en camionnette et en « long tail
boat »), nous embarquons sur le Bunmee 1 (de Andaman Scuba, notre prestataire
francophone local). qui lève l’ancre aussitôt dans une salve de pétards propitiatoire. Briefing
sur la vie à bord par la chef, Niki, présentation des encadrants et de l’équipage, équipement
des blocs pour le lendemain et enfin au lit (ventilateur, un chouia de clim).
Au réveil, c’est l’enchantement : les eaux sont transparentes, les îles sauvages, les coraux
apparents du mouillage. Les sites des îles Similan sont exploités par rotation, donc les
bateaux de croisière sont regroupés aux mêmes mouillages, mais nous ne serons pas gênés
sous l’eau. Il y a deux vagues de mises à l’eau, à nous 7 on fait une vague entière. Je ne
vais pas détailler chaque plongée, mais en bref : plongée tôt le matin après une collation,
puis en fin de matinée, enfin dans l’après-midi, et puis parce que c’est vendu sur les
catalogues, possibilité de se mettre à l’eau de nuit sur un fond de 6 m (et pour 30 mn max).
Toutes les plongées sont limitées à 50 mn et il ne faut jamais passer en zone de palier. Des
ordis sont fournis au besoin.

Les fonds sont de très belle qualité, il y a du courant (une plongée a été quasiment perdue
pour ça, Serge n’y a pris que 10 photos, c’est dire !) avec un relief de boulders, gros blocs
rocheux, profusion de corail, de poissons... Les photos sont parlantes à cet égard, Serge en
a collecté 2 Go et nous a sélectionné un CD complet.

Les points marquants : tout le monde a vu au moins un requin léopard, 6 sur sept on vu une
manta, dont certains 3 fois, des requins pointe blanche et pointe noire, des mérous
impressionnants... et puis des crevettes arlequin, micrales mais hyperphotogéniques.
Tout ça sur le périmètre Surin, Similan et Richelieu Rock.

L’ambiance à bord était excellente, les encadrants conviviaux et pros à la fois, l’équipage
serviable, la nourriture Thaï (voir plus haut). Comme un des monos était de la palanquée qui
s’est fait approcher par un grand requin blanc à Marseille fin 2002, on a eu droit à une soirée
« angoisse ». Dans notre programme minuté, nous avons été déposés en zodiac sur les îles,
ce qui a permis de crapahuter dans la jungle, de comparer les musculatures entre de
nombreuses nationalités, ou simplement de se baigner sur des plages au sable d’un blanc
intense.

En prime, sur le trajet du retour, on a vu une baleine souffler et sonder deux fois.
Au retour à terre, tourisme dans les lieux gays de Patong Beach, caractérisés par une
prostitution très présente (heureusement pas de mineurs), et au parc naturel de Phan Nga,
ensemble d’îles en pain de sucre couvertes de végétation (dont « James Bond Island »),
dont le clou est une visite en canoë de grottes et d’un lagon interne protégé, avec une
végétation et des bruits d’animaux à la Tarzan.

Personnellement, je suis rentré après une journée de visite dans la ville de Phuket, plus
authentique que les stations balnéaires de la côte ouest, avec des temples, un marché
couvert, des vestiges de l’architecture sinoportugaise des ports du détroit de Malacca.
D’autres ont poursuivi le séjour près de Krabi, dans un paysage d’îlots karstiques, avec des
plongées à la journée.

Au retour, j’ai constaté que la vitamine C permettait de tenir le choc d’une reprise le jour
même, puis on a reçu le CD-Rom de Serge pour nous rappeler combien c’était bien...
Pour ceux qui seraient intéressés par cette destination, les croisières se font maintenant sur
6 jours, ce qui permet une prestation sur une semaine depuis Paris (classe des 1500 euros).
Voyagistes : AMV, Blue Lagoon, Fun&Fly, Ultramarina. Essayez de mettre les chances de
votre coté pour la marée en centrant le séjour sur le premier ou le dernier quartier de la lune
(non, ce n’est pas de l’astrologie !). Et, bien sûr, évitez la mousson (mai à octobre à Phuket) !

Rémi